Notre voyage en Serbie nous conduisait cette fois-ci à Vrnjacka Banja. Et comme je suis quand même vachement sympa, j'ai décidé de vous mettre une carte pour expliquer où ça se trouve, des fois
que vous soyiez pas super calés en géographie des stations balnéaires de Serbie.
Vrnjacka Banja, c'est donc le petit pâté bleu sur la carte, dans la région de Kraljevo.
Nous avons pris un bout de l'unique autoroute de Serbie, celle qui relie Belgrade à Nis, et nous avons mangé à Kragujevac si mes souvenirs sont bons.
Comme son nom l'indique, Vrjnacka Banja est une station balnéaire (un peu comme
Soko Banja)
Le principal intérêt de Vrjnacka Banja, c'est donc sa source et sa petite rivière...

... qui bon, ok, sur la photo est totalement asséchée, mais c'était vraiment la
canicule.
Et puis aussi les gens vont boire de l'eau de Vrjnacka Banja dans plein de fontaines. Je les ai toutes vues, mais comme c'est passionnant, je vous mets en photo que la plus jolie, et la plus
grande, celle qui se trouvait au bas de notre hôtel.
A Vrnjacka Banja, y'a aussi du l'art...

... beacoup du l'art...

Et on demande pas ce que c'est, c'est du l'art, espèces de mécréants.
Mais mon coin préféré
parce que je suis complètement fleur bleue, c'est quand même le Molitva za Ljubav, le Pont de l'Amour...
Il s'agit ici de la triste histoire de Nada et de Relja.
Nada est une maîtresse d'école, Relja est officier dans l'armée. Il s'aiment d'amour vachement fort, sont fiancés et dans Vrnjacska Banja, on ne voit qu'eux et comme ils s'aiment et tout et
tout.
Mais un jour, ô malheur des malheurs, c'est la guerre (la première guerre mondiale), et Relja doit partir. Il combat quelque part en Grèce, où il se lie avec une jeune grecque (ah, le
salopiaud...) et romp avec Nada. A Vrnjascka Banja, tout le monde ne parle plus que de Nada, qui se lamente et se désespère, et pâli de jour en jour et finira par mourir encore jeune et rongée
par son chagrin d'amour.
Sniff.

Ce pont, c'était là que les deux namoureux aimaient se promener, et depuis les
jeunes filles viennent y attacher des cadenas qui portent leur nom et celui de leur bien-aimé, et elles jettent la clef dans le fleuve en espérant qu'il l'emportera et que leur amour sera scellé
pour toujours.

Si vous voulez mon avis, je trouve ça douteux de se reposer sur un pont qui n'a pas
vraiment fait du bon travail la première fois
mais bon, j'ai quand même cherché un cadenas en cachette de Stevan mais j'en ai pas trouvé.
Grand hasard, mais justement à Vrnjacka Banja (qui est quand même une station balnéaire assez ennuyeuse sinon), pendant une semaine en juillet, c'est le carnaval. Justement la semaine où on y
était.
(que vient faire le carnaval en été, me direz-vous... moi dans ces cas-là je me pose pas de question et je profite)
Nous avons malheureusement raté à cause de la Yugo LE défilé du carnaval, mais Stevan s'est rattrappé comme il a pu.